[DRONE] Quand les drones viennent au secours des espèces en danger

« Le monde animal, comme toute la création, est une manifestation de la puissance de Dieu, de sa sagesse et de sa bonté, et comme tel, mérite le respect de l’homme » (Saint François d’Assise).

Introduite à l’occasion du Congrès international pour la protection des animaux à Vienne en 1929, la Journée mondiale des animaux fêtée le 4 octobre (cette date étant le fête de François d’Assise, saint patron de l’écologie et des animaux), est une invitation à s’informer sur les mesures mises en place par les Nations Unies afin de préserver les espèces en voie de disparition. L’objectif étant d’améliorer les conditions de vie des animaux et de lutter pour leurs droits. Á titre d’exemple, tous les ans, 20 000 éléphants d’Afrique sont tués par des braconniers pour leurs ivoires. Soit presque 10% du nombre total d’éléphants dans le monde. Le commerce illégal d’animaux terrestres rapporterait entre 7 et 23 milliards de dollars par an, soit la quatrième activité criminelle la plus rentable après le trafic de drogue, les contrefaçons et les êtres humains.

Afin de limiter cette chasse contre-nature, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Malawi ont mis en place des drones pour survoler les réserves et ainsi participer à la protection animale. Les drones capturent des images des parcs nationaux qui sont ensuite remontés jusqu’au centre de contrôle. Les rangers, alertés, peuvent ainsi se déplacer sur place.  Certaines réserves africaines utilisent même l’intelligence artificielle afin de traquer méthodiquement les braconniers. Baptisé Spot, cette solution innovante permet de reconnaître la signature thermique des humains qui rôdent dans le parc, les braconniers en l’occurrence, afin d’alerter les gardes avant qu’ils n’attaquent la faune sauvage, l’objectif étant effectivement d’appréhender les braconniers dans le feu de l’action. En Afrique du Sud, des étudiants de l’Université de Catalogne ont mis au point un projet qui pourrait contribuer à la protection des rhinocéros. Baptisé « Ranger Drone », ce projet vise à équiper des drones de caméras thermiques qui peuvent repérer toute activité suspecte dans les parcs.

Si la présence des drones dissuade les braconniers, elle n’empêche pas ces derniers de continuer à chasser. Certains rangers se font également corrompre, laissant les braconniers aller sur des zones protégées. Si la technologie reste un excellent moyen pour lutter contre le braconnage et sauver les espèces en danger, l’humain reste la clé dans ce combat dans la protection de la nature.