[SANTÉ] Hôpital 2.0 : Les radiologues ne sont pas les seuls à scanner vos données médicales

Le 8 novembre est célébrée pour la journée mondiale de la radiologie, une date qui ne doit rien au hasard puisque c’est le 8 novembre 1895 que Wihelm Conrad Rontgen découvrit l’existence des rayons X, ce qui lui valût le Prix Nobel de physique en 1901. De nos jours, les appareils de radiologie sont particulièrement avancés, en témoigne les dernières innovations.

En s’appuyant sur une technologie développée par l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), une entreprise néo-zélandaise a réussi à scanner le corps d’un être humain et à aboutir à une image 3D et couleur. Un tel progrès pourrait avoir de grandes répercussions sur l’ensemble du domaine médical. Conjugués aux nouvelles technologies, les dispositifs de radiologie actuels permettraient ainsi une meilleure efficacité des diagnostiques et du suivi des patients. Parallèlement, en France, le CHU de Caen teste sur des patients volontaires un système d’imagerie révolutionnaire. Grâce à des capteurs rotatifs, ce scanner permet de réaliser des clichés en 3D  et en très haute définition.

Alors que les dispositifs médicaux et la technologie deviennent de plus en plus sophistiqués, la sécurité devient de plus en plus importante. Les attaques qui ont suivi WannaCry en mai 2017 ont mis en évidence la vulnérabilité des systèmes des hôpitaux à la cybercriminalité. Mais ce qui n’a pas été signalé, c’est qu’un certain nombre de dispositifs médicaux clés étaient également vulnérables à l’attaque. Des travaux de recherche ont en effet démontré que les machines d’imagerie et de radiologie ont été jugés extrêmement vulnérables. Au sein d’une organisation de soins de santé non divulguée aux États-Unis, des experts en sécurité ont découvert des failles de sécurité dans 68 000 de ses systèmes médicaux, infectant près de 97 scanners IRM. Ces failles de sécurité permettraient potentiellement aux pirates informatiques d’accéder à distance à l’administration des dispositifs mais également aux données médicales stockées sur les serveurs informatiques des hôpitaux…

La problématique complexe de la protection des dispositifs médicaux mais également celle du stockage des données de santé doit obliger tous les acteurs à renforcer la sécurité des infrastructures et des échanges d’informations, de par la prolifération de nouvelles technologies connectés.  Afin de limiter les risques de cyberattaques, plusieurs mesures peuvent être prises telles que le renforcement de la sécurité des dispositifs médicaux connectés, l’utilisation de technologies capables d’identifier les malwares, l’utilisation de mécanismes de chiffrement ou encore des formations de sensibilisation à la cybersécurité.